Journée mondiale de l’environnement: découvrez nos actions pour une Éducation en vue d’un développement durable

Journée mondiale de l’environnement: découvrez nos actions pour une Éducation en vue d’un développement durable

« Trop petits pour changer le monde ? Assez grands pour faire la différence ! »

 

 

Ce slogan diffusé par Terre des Hommes Suisse illustre le cœur de notre action : ici et là-bas, outiller enfants et jeunes pour qu’ils puissent être les acteurs de la promotion de leurs droits, aujourd’hui et pour demain, pour un monde juste et durable. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, nous vous présentons aujourd’hui nos activités en lien avec l’Éducation au développement durable, ici et là-bas.

Apprendre à connaître ses droits, à se situer dans un monde en constante mutation, c’est donner les moyens aux jeunes générations d’être les bâtisseurs de sociétés plus durables. Depuis 30 ans, Terre des Hommes Suisse mène un programme d’éducation à la solidarité, en vue d’un développement durable, grâce à des sessions thématiques de sensibilisation auprès des écoliers en Suisse, en accord avec les exigences du Plan d’études romand (PER) et du Lehrplan21.

 

Le succès d’expériences pilotes menées en Haïti et au Pérou montre la pertinence et l’intérêt de développer ces approches éducatives dans d’autres pays, afin d’ancrer durablement l’Éducation en vue d’un Développement Durable (EDD) et les droits de l’enfant dans les pratiques quotidiennes des enseignant-e-s et des enfants.

 

Notre programme EDD, décliné aujourd’hui au sein de l’ensemble de nos projets menés dans 10 pays, vise à transmettre aussi bien des connaissances que des compétences de vie (comportements, attitudes, réflexion etc.) liées aux droits de l’enfant, au développement durable et à la solidarité.

 

Découvrez ci-dessous une vidéo qui présente notre action en lien avec l’EDD :

Et apprenez-en plus sur les projets menés dans quatre pays d’action de Terre des Hommes sur cette thématique.

J’ai le droit de connaître mes droits ! Ce slogan en créole résume parfaitement l’objectif du programme d’éducation aux droits de l’enfant mis en œuvre depuis 2018, en lien étroit avec les disciplines scolaires en Haïti. Il s’adresse à la fois aux élèves qui apprennent à participer et à exprimer leur voix, et aux enseignants qui enrichissent leurs méthodes pédagogiques actives. L’EDD trouve aussi sa place au sein de « Clubs d’enfants » : une fois formés sur leurs droits, les enfants sensibilisent à leur tour leurs pairs sur des thématiques importantes de leur quotidien, telles que se protéger face aux aléas climatiques, se protéger contre les violences, l’importance de l’éducation. Régulièrement, ils organisent des actions pour préserver l’environne-ment (nettoyages des berges, plantation d’arbustes pour répondre à l’érosion des sols, etc.) et sensibilisent les communautés aux problématiques pour lesquelles ils visent un changement de comportement.

L’éducation des enfants est l’arme la plus puissante pour changer le monde ! Cette expression est celle d’adolescents lors d’un atelier sur les droits de l’enfant, à l’occasion du lancement en 2019 de notre programme d’éducation à la solidarité et au développement durable. Inspirés du programme Suisse, les ateliers thématiques dans les écoles et espaces d’éducation non-formelle ont permis la sensibilisation de plus de 18 000 adolescents des régions de Lima et de Cusco.

Le lancement du programme au Pérou a nécessité un important travail de préparation et de concertation avec les autorités locales, afin de lier les thématiques des ateliers au curriculum national, aux spécificités culturelles et linguistiques des populations locales, dont les communautés rurales autochtones de langue quechua. 4 sessions thématiques ont ainsi été conçues : Droits de l’enfant au Pérou, Exploitation minière informelle, Téléphone portable et Commerce équitable.

Si je ne change pas moi-même, je ne peux pas te demander de changer. En Bolivie, l’accent a particulièrement été mis sur la participation citoyenne des enfants. Grâce à des actions de plaidoyer, les organisations locales de jeunes ont contribué à faire passer une loi sur la protection des femmes et des filles contre les violences et à faire approuver un Plan municipal de l’enfance et de la jeunesse sur la base de lois départe-mentales élaborées par des jeunes quelques années auparavant.

Dans la ville de Potosí, 700 enfants ont participé à l’élaboration de procédures de prises en charge d’enfants victimes d’exploitation infantile.

Ces groupes d’enfants et jeunes, eux-mêmes formés sur leurs droits, organisent des ateliers de sensibilisation auprès de leurs pairs afin de prévenir, entre autres, les violences.

Lors des animations thématiques d’1h30, réalisées dans le cadre scolaire, les élèves découvrent le quotidien d’enfants vivant dans d’autres pays. Ils réfléchissent à travers des activités ludiques, aux liens entre des contextes de vie très différents et leur vie. Ils sont ensuite amenés à proposer des actions à la portée de chacun, pour aller vers une consommation ou des modes de vie plus responsables et durables, et ainsi plus respectueux des droits de l’enfant.

La pédagogie du projet met la participation des enfants au centre. Sur plusieurs semaines ou mois, grâce à un projet qu’ils ont choisi, les enfants renforcent leurs compétences telles que la collaboration, la responsabilisation, l’action, le développement de l’esprit critique et de la pensée créatrice. Le processus est autant (si ce n’est plus) important que le résultat final, car c’est dans leur participation et expérimentation qu’ils développent des aptitudes nécessaires au vivre ensemble.