Réaliser son rêve grâce à l’éducation

Réaliser son rêve grâce à l’éducation

En Inde, le travail des enfants représente 7% de la population*. Certains n’ont pas d’autre choix que d’aller travailler pour subvenir aux besoins de leur familles, se retrouvant ainsi privés d’une scolarité. D’autres, comme Sujal, qui vit dans l’une des régions les plus pauvres du pays, ont la chance de pouvoir aller à l’école et réaliser leur rêves bien qu’ils puissent être confrontés à des événements inattendus et se retrouver psychologiquement affectés.  

En ligne avec l’objectif de développement durable n°4 pour une éducation de qualité, Terre des Hommes Suisse travaille main dans la main avec l’association RDA pour accompagner et soutenir l’éducation des enfants en Inde. Nous permettons aux enfants de réaliser leur rêves, comme en témoigne Sujal, qui souhaite un jour devenir ingénieur en aérospatiale.



Choisir d’exercer le métier de ses rêves en Inde au moyen de l’enseignement

 

Sujal Das est un jeune garçon de 16 ans qui vit avec ses parents et son frère aîné dans le petit village de Chhotajamuna, dans l’état du Jharkhand, en Inde. Bien qu’ils appartenaient à une famille d’agriculteurs marginale, le père de Sujal travaillait dans une organisation privée en tant que superviseur du panchayat (système d’administration territoriale des zones rurales) et sa mère était femme au foyer. Leur milieu économique modeste et l’aspiration de Sujal à exceller dans les études depuis l’enfance ont incité son père à l’inscrire dans une école privée anglophone locale avec le rêve que cela l’aidera à obtenir une meilleure éducation en ayant une bonne maîtrise de la langue anglaise.

 

Mais avec l’émergence de la pandémie de la COVID-19 et le confinement qui a suivi, le destin de Sujal a changé radicalement. Son père a perdu son emploi et leur situation financière s’est détériorée. Son père a été contraint de transférer Sujal dans la maison de sa tante maternelle dans le village de Choroigora et de l’inscrire dans une école publique locale. Ce changement soudain a eu un grand impact sur Sujal qui l’a rendu mentalement déprimé. Il se sentait sceptique quant à sa future éducation. La mère de Sujal a rejoint une école primaire locale en tant que para-enseignante pour subvenir aux besoins de la famille.

 

 

Soutenir l’éducation des enfants en Inde pour leur offrir un meilleur avenir

 

À Choroigora, Sujal a découvert le club pour enfants et le centre d’éducation de soutien gérés par l’Association de Développement Rural (RDA) qu’il a rejoint lorsqu’il était en 8ème classe. Les enseignants du SEC l’ont motivé et assuré que s’il continuait à étudier avec détermination, il pourra réaliser son rêve, même dans cette situation difficile.

 

Peu à peu, il est sorti de sa dépression et s’est concentré sur ses études. Lors de la fermeture des écoles entre 2020 et 2022 en raison de la pandémie, il a été en contact étroit avec les enseignants de la SEC et a régulièrement fréquenté le centre d’éducation. Grâce à sa passion pour les études, il est venu en aide aux enfants les plus faibles dans le centre et a participé activement à la démonstration de modèles innovants lors d’une exposition de modèles scientifiques organisée par RDA.

 

Deux ans plus tard, un examen hors ligne a eu lieu en Inde. Sujal s’est présenté pour son examen de 10ème classe devant le Conseil académique de Jharkhand et a obtenu d’excellents résultats : 95,6% des scores et est devenu ainsi le meilleur de son école. Il a également figuré dans les premiers du district de Ghatsila. Il a été 9ème dans le classement du district d’East Singhbhum et 12ème de l’État du Jharkhand.

 

Sujal est reconnaissant envers toute l’équipe de la RDA et de Terre des Hommes Suisse qui l’ont aidé à maintenir sa motivation et à obtenir ce résultat. Il est maintenant déterminé à étudier plus dur afin de réaliser son rêve : devenir ingénieur en aérospatiale.

 

Retrouvez également l’histoire de Kalpana, une jeune fille tribale indienne, soutenue dans sa scolarité par Terre des Hommes Suisse et l’un de ses partenaires locaux.

 

 

*Source : World bank, Unicef, Population data